Chronologie sommaire de la Guerre d'Algérie

et de l'action pour la paix dans la Loire

(sources journaux La Tribune - Le Patriote - Regards sur la Loire - Travailleur syndicaliste in ADL42 et Cedmo42)

1954

1er novembre : Début de l'insurrection en Algérie

Les indépendantistes algériens emmenés par le tout jeune parti indépendantiste le FLN (Front de Libération National), décident d'entamer la lutte armée contre l'occupant français. Une dizaine d'attentats sont perpétrés partout en Algérie. En France, l'événement a peu de retentissement, pourtant c'est le début d'une guerre de décolonisation qui durera huit années.

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1955

19 mai : rappel de disponibles et envoi de renforts en Algérie. 23 août : maintien du contingent appelé en 1954.

11 septembre : première manifestation de rappelés.

 

- Le 25 mars, Le Patriote (quotidien régional du PCF) commence une série de reportages "l'Algérie à l'aube". Le 8 avril, fin des 11 reportages :

"Les lueurs annoncent la formation d'un sentiment national et la grande clarté de l'aube sur la République algérienne, amie de la République française".

- 12 juillet : Appel national de 58 personnalités contre la répression en Algérie (dont Lucien Jayat CGT - Louis Alvergnat MLP - Jacques Madaule Mouvement de la paix – Waldeck-Rochet PCF).

- 27 juillet : 700 signatures de mineurs au Puits Couriot à l'appel de la CGT mineurs, « contre la répression en Algérie et le retour des soldats du contingent ».

- 25 août : L'Humanité saisie, initiatives du PCF devant les puits contre la saisie de l'Humanité.

- En septembre, la protestation grandit contre le rappel des soldats.

Le 6 septembre, rafles chez les travailleurs nord-africains à Saint-Étienne, Roanne et Firminy. Déclaration de la Fédération du PCF : "Halte à la répression contre nos frères d'Afrique du Nord". Déclaration dans le même sens de l'UD-CGT. Délégation en Préfecture de la CGT (Thibaud), des mineurs (Chantre) et des élus communistes (Piot). Un mineur arrêté est membre de la CE-CGT : Sayad Belkacem. Dans le quartier du Soleil, une motion des groupes JOC et UJRF (JOC : Goubier et Bufferne - UJRF : Gaillard et Rondepierre).

- Dimanche 9 octobre, Manifestations de travailleurs algériens dans les villes. À Saint-Étienne, nombreuses arrestations.

- Le 13 octobre, un comité d'action de personnalités (dont le directeur de l'École Normale d'instituteurs) se crée à Montbrison pour la négociation en Afrique du Nord et le rappel des appelés.

- Le 24 octobre, voeux de l'AL Michelet et de l'AL Bizillon demandant le retour des soldats.

L'Assemblée est dissoute et des élections prévues pour janvier 1956.

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1956

2 janvier : victoire du Front républicain. 12 mars : pouvoirs spéciaux votés à l'Assemblée. Avril : Guy Mollet décide de faire appel largement au contingent pour ce que l'on appelle la pacificationen Algérie. Désormais, ce seront plus de 470 000 hommes qui seront déployés en permanence dans le pays.

26 juillet : nationalisation du canal de Suez par Nasser. 30 octobre – 6 novembre : échec de l'intervention militaire franco-britannique à Suez.

Novembre : Intervention militaire soviétique en Hongrie.

 

- Mars : Dans la foulée de la victoire électorale du Front républicain, les appels se multiplient pour la paix en Algérie. Joseph Sanguedolce, (nouveau secrétaire de l'UD-CGT à la suite de l'élection de Marcel Thibaud comme député), titre son édito, en mars, dans le Travailleur syndicaliste (T.S) : "Pour le cessez-le-feu en Algérie".

- 7 mars 1956 du « Comité pour le rétablissement de la paix et des libertés en Afrique du Nord" dont FOL, CGT, MLP, Mouvement de la paix, Secours populaire, PCF, UJRF, UFF...

Le PCF soutient le gouvernement Guy Mollet et les pleins pouvoirs. Celui-ci décrète l'état d'urgence et l'envoi massif du contingent à partir d'avril . Cela suscite des réactions fortes

- 13 Avril, grève à 80 % chez Schneider et envoi d'une lettre à Guy Mollet : « Nous nous élevons contre la politique de guerre en Algérie. Demandons que s'ouvrent des négociations avec les responsables algériens ».

- 1er mai : matraquages et chasse au faciès à la fin du meeting du 1er mai : 55 arrestations, de nombreux manifestants blessés dont quatre hospitalisés. La CGT obtient la libération des algériens emprisonnés. En mai, le T.S publie une liste de débrayages d'usines. La CGT envoie des lettres à CFTC et FO pour l'action commune.

- mai-juin 56 : manifestation historique des « 7 000 » du 1er juin à Firminy et une très forte journée unitaire le 28 juin avec meeting commun des deux comités pour la paix en Algérie : "Comité pour le rétablissement de la paix et des libertés en Afrique du Nord" (créé en mars 1956 : FOL, CGT, MLP, Mouvement de la paix, Secours populaire, PCF, UJRF, UFF) et « Comité de défense des peuples d'outre-mer » (très anticommuniste avec notamment l'UD-FO et la CNT).

La mobilisation est freinée par l'inquiétude devant la crise du canal de Suez, puis va s'arrêter en novembre avec l'occupation de la Hongrie par les troupes soviétiques.

 

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À LA UNE

Le CEDMO42 à l'antenne le 14 février

Jeudi 14 février à 12h30 sur RLF 100.9,il a été question de l’histoire du mouvement ouvrier dans la Loire avec Daniel Durand,le président du CEDMO 42.

ANNÉE 2018-2019 : PERMANENCE POUR ÉTUDIANTS, CHERCHEURS

La permanence du CEDMO42 pour les chercheurs et étudiants du MERCREDI, a repris de 14 h à 17 h, à son siège, 39 rue Camélinat à Saint-Étienne. Nous rappelons qu'elle est suspendue pendant les vacances scolaires.

Pour une recherche exceptionnelle et un RV hors permanence, contacter le CEDMO42 par courriel.

 

 

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